04 juillet 2011

Le coeur sous le rouleau compresseur.

   Il m'arrive de penser que mon cerveau est comme un œuf cru. Tant qu'il est dans mon crâne bien au sommet, tout va bien. Et puis il se met à couler, à rouler lentement de côté. Je peux bouger la tête juste à temps pour le remettre en place et bientôt il se met à couler vers l'autre côté. Il faut que je le remette en place à chaque seconde, que je l'aie perpétuellement à l'oeil. SI je relâche mon attention et que je laisse couler je serait fou. Je ne suis tranquille que quand je dors. Et le matin, ça recommence.
Buten - Le coeur sous le roule compresseur

28 juin 2011

Le bol d'air comprimé.

   Je n'ai plus de cheveux, je n'ai plus d'argent, j'ai un rhume alors qu'il fait trente cinq degrés dehors. J'ai pleuré hier, mais à tord car tout allait bien, je suis fatiguée, il ne reste que des photos, seulement des photos et des bons souvenirs. Maintenant quand je serait triste je penserai à Simon qui coupe son poivron et qui est étonné de le trouver vide. Je ne penserai pas à Boris qui est mort ce matin. Je ne suis qu'une boule de stress car les notes du bac arrivent dans une semaine et que dans deux il faudra qu'on ait signé le bail pour un appartement à paris. Et le déménagement. Il m'horrifie le déménagement ! Les livres. Je ne sais pas lequel piocher. j'ai envie de lire mais je n'y arrive pas, j'ai toujours le gout de foie gras, gambas, rhum et camel dans la bouche. C'est le restau, c'est notre restau et nos baisers qui me font ça. Malgré la beuh.

17 juin 2011

L'an prochain.


Je fais partie des
382 admis sur 2332
à l'École du Louvre.
(sisi)

Et Jude, et Jude aussi. Le rêve devient réalité.
L'année prochaine, on étudiera donc dans le premier. haha !

16 juin 2011

Le début de la fin.

   Moi qui croyait que ça n'arriverait jamais. Me voilà tant bien que mal arrivée à la fin de la première journée d'épreuves du baccalauréat. Réveil en sursaut grâce à J. qui m'a appelé à 7h16 (et qui est passé à la télé complétement sec ce matin). Sans lui, je n'y serais pas allée, j'aurais continué à dormir.
   Nietzsche et sa vertu m'ont troublé en douze pages, quand à Quignard, il m'a fait parler de petite viole et de liquide amniotique. Il ne me reste plus qu'à jeter mes fiches de révisions, et à ranger mon classeur de philo au fond d'un étagère, pour qu'il se couvre de poussière. Demain je ferai de même avec mes cartes de géo et mes micro-résumés de la situation politique en France, de 45 à nos jours. Sauf qu'il est 22h14 et que je n'ai toujours pas commencé mes révisions.
   Puis il y aura un week-end rempli d'anglais et d'espagnol (pour être prête la semaine prochaine), ainsi que de grands verres alcoolisés (parce que Julie est là et que je ne l'ai pas vu depuis trois mois et que je ne la reverrai plus jusqu'en septembre).

   Sonia a déjà commencé à zieuter les apparts pour l'an prochain, et toutes les demi heures je consulte seloger.com à la recherche de notre futur nid de bonheur. Alors que je ne sais même pas où j'irai l'an prochain. J'ai hâte d'être à mardi, 17h : je me couperai les cheveux, je fêterai la musique, j'embrasserai J. toute la nuit. Et le lendemain, un Teoz nous amènera dans la ville rose pour cinq jours d'évasion.

10 juin 2011

Bateau.

   Ce qu'il y a de meilleur au monde,

   C'est Axel au piano,
   Baptiste à la batterie,
   et Jude à la guitare

   Et la fin de la clope qui se fume dans mon gosier.

   & la magie s'arrête quand quelqu'un parle.


   Merci.

05 juin 2011

Le déluge.

Il pleut comme jamais il n'a plu sur terre.

Blanc et noir.

Il y eût deux choses.

Il y eût :

   Quatre heures du matin. Jude et Axel jouaient un duo jazzy au piano et c'était le plus beau morceau du monde. Je parlais russe avec Lucie, je buvais un cocktail de rhum : mon cinquième de la soirée. Mon dos se reposait sur la canapé le plus agréable du monde : celui du salon de chez Dub. Je suis venue à peine une quinzaine de fois chez lui dans ma vie et je m'y sens mieux que dans ma propre chambre. Je buvais et ma bouche sirotait à ma place. Je crois que ce soir, pendant quelques minutes, j'étais heureuse. Heureuse dans la plus grande intimité : devant quatre personnes, des morceaux de coeur.


Il y eût :

   Trois heures du matin. Je venais de m'emparer de la vodka-kass qui était dans les mains d'Eloïse. Je riais et criais sur des inconnus aux prénoms exquis : Balou, Mathias, Dim. Mathias avait des couilles pleines, Dim en avait ras-le-bol et Balou était le mec à la chemise bleue et au coeur remplacé par un paquet de Malboro que je lui volais peu à peu, en lui offrant mes fleurs blanches - celles que j'avais trouvées en pissant quelque part, très loin, avec des filles aux visages d'ange. Je buvais et mon corps sirotait la bouteille à ma place. Je crois que ce soir, pendant quelques heures, j'étais heureuse. Heureuse dans la plus grande impudeur : devant cent personnes, des inconnus.