08 mars 2015

C'est comme certitude.

Ma vie reprend son souffle. Doucement. Comme une brise qui se lève une matinée d'été sur les plages du Golfe du Lion. C'est ton souffle à toi. Tu respires. Tu émanes de fraîcheur, et nous vivons, à l'unisson, en lévitation au dessus des milliers de vagues qui strient nos existence, si haut que nous n'entendons même pas les pénibles cris des mouettes.

Je crois...
Non. je n'aime pas utiliser le verbe "croire" lorsque je parle de toi. Tout ce que tu m'inspires c'est la certitude. Celle d'être, et d'exister de plein droit, complètement, amplement.  Celle de vivre. Celle de voler, de rafler la plénitude.

Ton nez a la cambrure évanescente de toutes les espérances. Tu seras mon actrice favorite, mais plus encore : tu seras ma compagnie la plus intime, la plus douce et la plus pénétrante.Tu créeras les signes de ponctuation qui véhiculeront avec précision ce que je voudrai dire, faire, croire. Tu seras le petit fil invisible reliant mes dents à ma langues à mes doigts et à mon coeur. Tu me seras. Tout en me rendant intègre. Tu en te rendant absolue.

Demain j'irai me balader au jardin des plantes. J'observerai le moindre reflet de chaque rayon de soleil qui se posera sur les les feuilles de tous les arbres, et je penserai à ce soir : je penserai à toi. Je flairerai le printemps, et il aura l'éclat de tes canines ; je zieuterai le ciel et il sera bleu comme ta jovialité ; je foulerai la poussière et elle aura la mollesse du tapis qu'on piétinera au festival de Cannes, celui que seront nos moments d'abandon à deux. Meilleur espoir féminin, meilleur espoir tour court.

Un jour - un jour qui n'existera pas - je t'écrirai une pièce de théâtre. Tu seras belle, dedans. Et je serai  complète. Ce sera dans une paire d'éternités et je croi... non ! Je suis certaine : nous serons toujours amies.

25 février 2015

Vidange

J'avais oublié ce que c'est d'être malade. Je me réjouissais, en ce debut d'année de ne pas avoir attrappé la crève de tout l'hiver. Réjouissance bien trop rapide.
Je me sens faible, vide, inodore. Je dors 11h par nuit et me réveille fatiguée. Je crois que c'est la solitude qui m'abat le plus. Personne pour me serrer dans ses bras, pour m'apporter un lait chaud. Que c'est horrible de vivre sans maman !
L'air frais du dehors me broie les alvéoles pulmonaires. Je le sens. À chaque fois que je rentre chez moi et que je me pose, je tousse, je tousse jusqu'a ne plus pouvoir respirer, jusqu'à suffoquer, jusqu'à vomir, presque. J'ai la tête qui tourne incessament comme si j'avais bu trois verres de vin, la gaieté en moins. Je recommence à pleurer, toute seule, pour rien, comme il y a un an. Et pour finir, j'ai l'impression que mon dos se craquèle, comme sur les tableaux de Frida Kahlo. Tousser allongée me transperce la colonne vertébrale de cent couteaux. Je suis allée chez le tatoueur tout à l'heure et je peux assurer que ses picotements sont de la rigolade par rapport à quand je tousse.
Je voudrais ma maman. Je suis convaicue que c'est sa présence qui m'a toujours guérie et non ses remèdes.

Je voudrais faire la sieste pendant une semaine entière. Une vie entière.

25 janvier 2015

Février.

Pour une fois,

Mon mois de Février va être génial :

- je le commencerai à Montpellier,
- je reprendrai la conduite,
- il y a la soirée de lancement de la revue Pagaille,
- Je vais voir un spectacle de danse et arts numériques super chouette (Pixel, de Mourad Merzouki)
- je commence le XXème siècle en cours d'histoire de l'art,
- je pars à Lyon en amoureux pour la Saint Valentin,
- là bas je reverrai Hélène et Alix, mes amies du lycée,
- je visiterai plein de musées géniaux
- et je me ferai tatouer !
- Enfin,  je repasserai sous les aiguilles en fin de mois pour les retouches de mon premier tattoo.

Voilà, le fait de le résumer me donne du courage et de la motivation.

Rien ne me dérangera ce soir, à part
Tes bras - et leur absence
Ta bouche - et son silence
Mes rêves - et leur violence.

à part tout ça.
Et les corbeaux.

19 décembre 2014

Merci à tes dix doigts.

   Entendre un de tes morceaux me rappelle ces longs et paisibles moments à Anatole, lorsque tu jouais durant des heures et que moi je m'avachissais sur l'un des trois vastes canapés pour ne pas frôler le parquet grinçant qui pourrait interrompre la mélodie, et que je t'écoutais, regardant tes doigts qui dégringolaient sur les marches noires et blanches du palais imposant qu'était le piano.
   Demain c’est les vacances de fin d'année et c’est pour moi un petit cadeau de Noël que tu me fais.

30 novembre 2014


Je fais un tri dans mes milliers de mails, et voilà que je tombe sur mes correspondances avec ma professeur de littérature du lycée. C'est en les relisant des années après que j'apprécie d'autant plus la beauté de ses mots.

"Aimez toujours ce qui est beau et vrai :
c'est cela seul qui est grand et qui donne du sens à la vie."

29 novembre 2014

   A chaque fois que je bois plus de deux verres, en rentrant chez moi, j'ai envie d'aller sur cette page et d'écrire, d'écrire d'écrire. Je ne bois pas souvent, mais assez pour que cela arrive parfois deux fois par mois, parfois deux fois par semaine. Je voudrais écrire ce que je pense. Car j'ai peu de gens à qui je peux le raconter.
   J'écris énormément. Mes petits doigts froids à cause du mois finissant mois de Novembre tapotent sans relâche sur un clavier 10h par jour : en amphi sur mon PC, dans le métro sur le téléphone, en TDO sur ma tablette, à mon bureau sur mon autre PC, et dans mon lit sur ma tablette encore. J'ai l'impression que mon être s'est réfugié dans mes dix empreintes digitales. Il boude la volupté de la vie. Je fais mille fautes par page. Pas des fautes d'orthographe, mais des fautes de frappe. Parce que le a est trop près du z, tout comme le début de ma phrase est trop proche de la fin. Mes doigts chutent sur les touches comme des étourdis sur des patins à glace. Alors je passe la moitié du temps à me reprendre. Je reprends mes lettres, mes mots, le sens de mes phrase, les interlignes entre mes paragraphes. J'ai l'impression de passer ma vie à me corriger. A corriger mon incapacité à mémoriser mes cours, à refaire mon trait d'eye liner, à corriger ma phobie sociale.

   Je passe mes semaines devant mes cours sur mes écrans 4, 8, 10 et 14 pouces. Pour une fois que je ne suis pas en retard dans le programme scolaire, je stresse quant à ce que je ferai l'année prochaine. Encore une année dans cette Ecole ? Bien sûr ! Je veux dire, hors de question. Ou alors si, ou alors non. Je voudrais bien essayer. Je voudrais bien me barrer. Je voudrais m'enfuir sous la couette pour que le mois de Septembre 2015 n'arrive jamais. Je réfléchis aux Masters. Ce mot a trop la classe quand on n'y est pas. Je me disais pareil, pour l'Ecole du Louvre. Un master recherche. Je vais chercher. Chercher à faire quelques années de plus, à grapiller des mois de scolarité en plus dans ma vie, tout sauf finir les études. Car terminer son apprentissage veut dire aller faire comme les grands. Travailler. Je suis un bébé, le travail des enfants est interdit depuis le XIXème s. Oh putain toujours revenir à ça. J'arrête, c'est fade.

   Mais je reviendrai ici plus souvent.