Non, ne m'en veux pas.C'est juste qu'on le vit différemment. C'est juste que j'ai appris vivre toute seule. C'est juste que je vais de mieux en mieux, parfois. Ne m'en veux pas.
22 juin 2013
13 juin 2013
la maladie de Crohn.
La belle vipère
se meut entre les doigts de sable
que tu t'enfonces dans les yeux.
Elle te passe
sous le nez, dans le nez même
et tu l'avales goulument
tu l'engloutis toute crue
et elle te grignote l'estomac
les intestins ;
Tu ne la sens pas tournoyer sous ton nombril
Elle se réveille seulement lorsque tu trembles...
Si je pouvais
je t'enlacerai si fort
que le maudit serpent s'étranglerait dans son sommeil.
Alors certaines nuits, tu pourrais fermer l'oeil,
comme une princesse
*
Qui a la belle vie, perd
parfois la saveur des grands malheurs
mais jamais des petits.
12 juin 2013
Marqueur de page.
Les belles princesses ne sont qu'un fin voile un peu rosâtre sous tes yeux. Parfois, tu les humectes de ta langue chétive et tu leur dis à dieu. J'ai envie de raconter une histoire sur toi car tu as la forme de mon héros de roman préféré: tu n'existes plus autant mais tu vogues dans l'air furtivement et en s'évaporant dans mes poumons tu me pinces parfois un peu le coeur. Oh, non, je ne voudrais plus utiliser ce mot qu'on s'est autrefois si longtemps et monotonnement répété. J'ai banni son sens de mon dictionnaire. Je l'utilise maintenant comme tout le monde : pour dire peu, pour dire des choses sèches, cornues et fades : mes sentiments. Oui, oui, j'aime. j'aime comme on aime les escargots, la mer et les nuits blanches. J'aime doucement, par vagues, selon l'humeur. Je suis une jolie fleur qui fane et fane sans jamais flétrir, je suis poussin qui perd son duvet doux pour se transformer en poulet laid et gras. C'est moi qu'il faudrait appeler Elaide...
Tu es devenu hérissé et gris, et fou mais différemment : un peu plus pour le public, un peu moins pour toi... un peu comme si tu redevenais quelqu'un de sensé. C'est pas volontaire, c'est moi, c'est ma faute, c'est parce que je suis partie. Nous deux, on s'ennuyait à être beaux et bien faits comme dans les films. Alors nous étions fous. Follement beaux, follement passionnés, follement fous l'un de l'autre. Nous étions fous. Nous ne le sommes plus ; nous sommes de jolis tableaux pastels et délavés, de l’impressionnisme, en somme. Mais par-delà les années les mois et les années qui nous ont réunis et séparés nous avons les yeux en face des trous de l'autre. Tu le vois bien : je ne vois rien, et je vois la fleur, la petite fleur frisée que tu est parvenu à devenir. Tu es d'un peu toutes les couleurs, Un arc-en-ciel, formé de rien : d'eau et de lumière, ou plutôt de bière et de nuits blanches. Tu es devenu un imposant bonhomme. J'ai peur de toi quand je te vois. j'ai peur et je t'envie. Et je suis fière, et triste, et gaie, et fade, et morte, et muette, et palpitante et rageante, et exaspérante et grise, et molle, et pitoyable et morte. Voilà. Tu me fais sentir que je suis morte. Mais qu'est-ce que cela veut dire, si je ressens ? Suis-je ton pantin ? Ta bestiole ? Ta petite chatte, ton gri-gri ton annuaire gauche ?
J'ai vécu une petite vie avec toi. Je déteste y penser car je pleure à chaque fois comme si tu étais mort alors que c'est moi. Sale mioche. Foutu magicien. Vas-y, moques-toi de moi, je ne sais même plus écrire, même plus conjuguer mes verbes, même plus parler même plu te dire la même chose que tu me dis toi. Incapable de répéter, d'avoir la force de vouloir répéter au moins un brin de ce qui nous ferait du bien.
Tu dois être honteux de m'aimer, si tu m'aimes encore un peu. Je le pense tout le temps et ça ne me rends qu'encore plus morose.
Pardonne moi, petite chose folle que tu es. Pardonne moi de n'être qu'une Ombre.
mon univers est fini
mon âme est finie
ma pensée est finie
mon cœur est fini
mon âme est finie
ma pensée est finie
mon cœur est fini
mon univers te parle
mon âme t'écoute
mon âme t'écoute
ma pensée te parle
mon cœur t'écoute
ton cœur murmure
ta pensée pense
ton âme panse
ton univers éclot
ta pensée pense
ton âme panse
ton univers éclot
notre univers est fini
notre âme est infinie
notre pensée est finie
notre cœur est infini
je m'en réjouis, promis.
notre âme est infinie
notre pensée est finie
notre cœur est infini
je m'en réjouis, promis.
23 mai 2013
Tenter de ne plus crever sans cesse.
je nais plus envie de mourir
tu nais pas sans importance
il nait pas impossible que je cède
nous naissons à l'unisson
vous naissez yez jamais de comprendre avant de tout gâcher
ils naissent pèrent quand même pas nous détruire aussi simplement...
tu nais pas sans importance
il nait pas impossible que je cède
nous naissons à l'unisson
vous naissez yez jamais de comprendre avant de tout gâcher
ils naissent pèrent quand même pas nous détruire aussi simplement...
18 mai 2013
Anne.
C'est quand je te vois que j'ai envie d'écrire. Que j'ai envie de transpirer la vie par tous les pores de ma peau. je le sens quand on marche vite de la station de métro jusqu'au Marais. C'est mon âme qui respire un peu. Que valent les bouffées d'adrénaline face aux bouffées de bonheur ? Un souvenir. Tu seras l'un de mes plus beaux souvenirs quand je serai grande. Ta voix forte, ton rire strident, les maux de tête quand on rentre chez nous et que je t'appelle pour te raconter comment vont les clochards sur le boulevard Saint-Marcel.
T'es un peu l'amour de ma vie amical, tu n'as pas d'étiquette, tu n'as pas de prix, tout autant que nos viens n'ont pas de sens et que le seul qu'on leur donne c'est nos bribes de quotidien additionnées ensemble. Comme deux tableaux vierges qu'on met côte à côte et qu'on bousille de liberté.
Tu as les cheveux doux comme du miel, ils en ont la couleur, tu en as la saveur, nos soirées en ont la consistance. Tu m'électrocutes à chaque fois que tu me bouges le cul pour un rien : pour un brunch, un rosé, une nuit blanche. J'adore ça. J'adore vivre, et je n'aurais jamais pensé l'exprimer aussi facilement. Apprends-moi avec le temps à le faire toute seule, je t'apprendrai aussi, on s'apprendra toutes les deux, on sera heureuses (un être hybride parfait, tu sais...).
A chaque fois j'ai le sourire en remontant la pente raide de la rue Jeanne d'Arc. Je me raconte des histoires dans ma tête, comme un bébé qui s'apprend la vie par le fantastique. Moi, j'apprends que le fantastique, c'est ce qui nous arrive parfois, inopinément, quand le soleil dort encore.
Le million de choses qui m'est arrivé dans la vie s'infuse en ta compagnie, et c'est bête de raconter ça comme si je me faisais un thé avec les péripéties incessantes de mes vingt ans.
Un jour on ira en Bretagne et tu m'inviteras à la plage.
17 mai 2013
Finie tristesse.
J'ai cessé d'écrire quand je suis morte.
Quand j'ai cessé de pleurer : de m'arroser pour vivre.
Je frémis comme une tige de menthe à qui l'on arrache ses feuilles une à une pour les metrte dans le thé.
T'es gonflé d'écrire ça.
Tu es fou d'aimer un fantôme. Je suis blanche comme un linge ; dans quelques jours j'irai me noircir à la plage, cacher ma tristesse au fusain, avoir une bonne mine. Peut-être que des méduses m'étoufferont dans l'eau, j'en rêverais.
Voilà un an que, rien. Peut-être que c'est fichu pour moi et pour mon coeur, peut-être qu'il est cassé, dysfonctionnement à force de frapper dessus.
Je ne frappe plus, je ne tire plus. Je n'ai même plus l'ombre de cette sensation enfantine de vouloir me tirer une balle. Je ne suis plus une enfant ; mais je ne serai sans doute jamais une adulte ;
seulement un petit cadavre d'enfant un peu trop grand, rangé dans une armoire.
Regarde, je n'ai même plus les mots, même plus les idées. Une bulle de BD vide, qui ne fait que cacher le paysage. Un rien trop volumineux, trop encombrant.
Tout ça est triste, et me rend triste et je ne suis qu'un sac de peau contenant cinquante kilogrammes de tristesse. malheureusement on n'est pas dans Harry Potter, les sacs n'ont pas un fond sans fin du coup je ne serai jamais cette belle alcôve de velours où tu pourras déposer ton coeur.
Pardonne moi.
Quand j'ai cessé de pleurer : de m'arroser pour vivre.
Je frémis comme une tige de menthe à qui l'on arrache ses feuilles une à une pour les metrte dans le thé.
T'es gonflé d'écrire ça.
Tu es fou d'aimer un fantôme. Je suis blanche comme un linge ; dans quelques jours j'irai me noircir à la plage, cacher ma tristesse au fusain, avoir une bonne mine. Peut-être que des méduses m'étoufferont dans l'eau, j'en rêverais.
Voilà un an que, rien. Peut-être que c'est fichu pour moi et pour mon coeur, peut-être qu'il est cassé, dysfonctionnement à force de frapper dessus.
Je ne frappe plus, je ne tire plus. Je n'ai même plus l'ombre de cette sensation enfantine de vouloir me tirer une balle. Je ne suis plus une enfant ; mais je ne serai sans doute jamais une adulte ;
seulement un petit cadavre d'enfant un peu trop grand, rangé dans une armoire.
Regarde, je n'ai même plus les mots, même plus les idées. Une bulle de BD vide, qui ne fait que cacher le paysage. Un rien trop volumineux, trop encombrant.
Tout ça est triste, et me rend triste et je ne suis qu'un sac de peau contenant cinquante kilogrammes de tristesse. malheureusement on n'est pas dans Harry Potter, les sacs n'ont pas un fond sans fin du coup je ne serai jamais cette belle alcôve de velours où tu pourras déposer ton coeur.
Pardonne moi.
25 avril 2013
Boulevard du Port-Royal.
Taxi.
*
*
*
Boite gay.
*
*
*
Il y a des choses qui ne se vendent que dans nos rêves. Les camaïeux de turquoise en rentrant de chez toi. le chant des coucous bourrés planqués honteusement dans les platanes...
J'ai mal aux poumons. On aurait pu s'endormir sur le parvis de Notre-Dame. Belle grandiose vieille dame qui n'a pas su nous écraser de tout le poids de son histoire. Nous on en a vécu, des histoires, de si petites, de si belles, de si tristes, de si vraies... On en vivra un million d'autres.
Le froid cesse d'exister en cette fin d'année scolaire. Nous avons ce petit privilège fastueux de nous balader sans écharpe sur l'île de la Cité vers cinq heures du matin. La police n'est peut-être pas favorable à nos escapades sur les futures pelouse estivales, recouvertes du drap de soie plastique ; ... nous aurions pu croire que c'était de la neige. Nous aurions pu tout croire. j'aurais pu tout croire, cette nuit là.
Cette nuit là ? Elle s'est achevée comme toutes les nuits du monde : par un banal lever du soleil. C'était beau de se dire que ce n'étaient là que quelques heures décalées, non des heures en trop, comme autrefois.
Bientôt nous aurons chaud sous un soleil de plomb. Peut-être à Paris, peut-être en Bretagne, peut-être même en Inde. Je ne viendrai pas avec vous car je suis trop petite pour une si grande aventure, et parce que j'ai envie que tu me racontes tout ça de ta bouche, ce sera aussi bien que de l'avoir vu de mes propres yeux, tout ce bonheur. C'est fou. C'est fou d'être heureux pour quelqu'un. je suis heureuse pour toi. T'es belle, tu cries parfois un peu trop fort mais tu rayonnes, nuages ou pas. Tu fais la pluie ou le beau temps, ici et ailleurs. J'ai envie d'aller voir ailleurs, avec toi. Tu sais, tout ça... quand on en a marre, quand on est fatiguées, le temps d'une soirée, d'une nuit, d'une année entière.
C'est la première fois de ma vie que je vis si bien cet épuisement. Comme un bon footing : avec toi, j'ai couru partout dans les rues de Paris et je suis salement épuisée. Salement heureuse. Il nous reste quelques route à parcourir, oh, trois fois rien : tout Paris, la province, toute l'Europe et le monde entier. Il nous reste assez de temps pour en faire le tour deux ou trois fois.
Je t'aime. Pas comme je n'ai jamais aimé, mais comme je devrais aimer chaque jour où je me lève. Le plus beau cadeau du monde : la vie, que tu sais m'offrir sur un plateau d'argent, alors même que dans le ciel il n'y a aucune étoile.
PS : il est sept heures neuf, j'ai le hoquet. Peut-être que les coucous sont moins bourrés que moi, mais moi je suis heureuse.
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