vendredi 23 octobre 2009

Ce sont de fausses vacances.

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   Douce mélodie de jazz dans les oreilles, le bus tournera au prochain carrefour, lorsque le solo de piano arrivera à sa fin et que la contrebasse reprendra le rythme en mains. Il pleut, comme depuis trois soirs, et j'ai encore oublié mon parapluie. Je suis obligée de dessiner une petite fenêtre toutes les dix minutes sur la vitre, à cause de la buée qui se dégage des bouches bavardes de vieilles femmes. Je crois que je descends au prochain. Les gouttes de pluie ont décidé, depuis quelques instants - la contrebasse a d'ailleurs repris sa mélodie - de tomber de plus belle de ce ciel éternellement gris. Dans peu de jours, il fera complètement sombre lorsque je prendrai ce même bus qui m'emmène fidèlement à un arrêt non loin de chez moi , comme depuis le début de l'année. La brise glaciale me chuchote déjà les premiers vers de ce long poème écrit à l'encre blanche qu'est l'hiver.





 Monet - Boulevard des Capucines, 1873.

mercredi 7 octobre 2009

Ecriture automatique.

   Quatre fois violence sache que tu craches sur la peau zébrée de l'inconscience des états d'âme des grenouilles verts sont tes yeux couleur or et peau et bois ébène sont tes lèvres muqueuses douces et sous l'eau coulent les sacrées sucreries de ton amour pour moi chante moi quelque chose chante moi tes baisers doux tes étreintes de l'automne dernier : feuilles orangées valsant sur la chaussés et moi seulement chaussée du fruit de ton amour bien pâle est l'iris de ce ciel bleu souris souris moi encore tes dents ta langue passant sur mon cœur le mordant le pressant contre ta bouche féline, tigre, griffes détraquées s'attaquant en silence à la peau charmante de mon dos tu joues du piano du piano du piano tout nu sur ta chaise tu joues a m'éviter ta tendresse s'échappe de chaque note et la pluie jalouse de tes doigts ne daignera pas ce soir tomber du ciel.