20
04 juillet 2012
02 juillet 2012
Promesses.
Il faut savoir promettre les choses. Mais il faut surtout savoir les tenir. J'ai besoin de savoir ce qu'on fera demain, alors lorsqu'on me promet monts et merveilles et qu'on finit par se lever à 16h, je suis dépitée. Mais voilà. Eux, me réveillent de force à 10h et on va faire les courses pour une tartiflette prévue la veille. Lui, il tient parole quand il propose une partie de billard, le soir, après deux nuits blanches. Et elle, elle n'oublie pas de me ramener mon petit pull. Alors, ça donne envie, de faire comme eux, de suivre, de rester. Car on peut être plus certain de ce qui nous arrivera demain. Peut être la véritable ambition ce n'est pas d'avoir un bac + 7 mais savoir que demain on ira à la plage, à telle heure, avec telles personnes.
Moi, je réapprends à dire oui, à dire non, à avoir des envies, et à les assouvir, surtout.
29 juin 2012
24 juin 2012
19.
Au passage des Lilas il y a des roses qui poussent. D'un côté il y a Julie qui dort, une table renversée, des bouteilles encore pleines, de beaux visages fatigués, un lever de soleil incertain, de la musique à fond et des miettes de gâteau au chocolat.
Moi, je vais de l'aitre côté, vers le métro sentant déjà la transpiration ; sur le chemin, il y a des affiches fluo, des mamies avec leurs caddies à roulettes, des immeubles un peu glauques.
Au passage des Lilas, Léo m'a cueilli une rose. Si le romantisme existait dans l'amitié, ce serait sans doute cela.
En attendant, bon anniversaire, Julie.
20 juin 2012
Le mal de Paris.
Moi je serai heureuse. Je serai heureuse ici, dans une maison dans les garrigues, où ça sent les cyprès et où on entend les cigales. Je serai heureuse le matin car en allant chercher mon pain le soleil me cramera les épaules et le bleu du ciel me fera plisser les yeux. Je pourrai aller à la mer en fin d'après-midi, je pourrai prendre le train cinq fois par semaine, je pourrai trouver des tielles sétoises dans toutes les supérettes du coin, je pourrai me saouler au pastaga, même dans les bars, car les prix sont abordables même après l'happy hour. Je passerai mon permis, j'achèterai une petite voiture, j'aurai peut-être même une petite chienne qui avec les années deviendra grande, aussi grande que moi et que mon envie de rester ici encore et encore, à bosser pour toucher un petit smic, et avec, me permettre tout ce que je désire.
En attendant, je suis "parisienne", je fais de prestigieuses et longues études, dans une prestigieuse école, je prends le métro, j'achète du pain frais le matin, je banque en soirée, je rentre en noctilien, je me réveille en milieu d'après-midi, je fais semblant de réviser, j'ai des bals de fin d'année, et un sacré poids sur le coeur.
Un été pour réfléchir, pour jouer tout ça à pile ou face.
19 juin 2012
Vivre.
Il y avait écrit : nous sommes heureux sur nos lèvres, il y avait gravé : nous sommes éternels dans nos coeur...
Et puis, coup de vent. Plus rien, plus de mots. Je vis comme si je ne t'aimais pas, je t'aime comme si je ne vivais pas. Trois fois rien, et voilà que tout s'estompe, tout se perd tout recommence. J'ai passé ma journée à pleurer, j'ai passé ma semaine à rêver, j'ai passé un mois à m'évader, j'ai passé un an à vivre comme une chenille dans une chrysalide.
J'ai cassé un miroir, il y a cinq ans; peut être par ma faute devrons nous endurer encore deux ans de malheurs. Peut être est-ce un jeu, le jeu du chat et de la souris, un jour l'un bouffera l'autre et il n'y aura plus d'histoire. Pour l'instant on en bouffe tous les deux. Pour l'instant tout va bien, c'est à dire que tout va mal. C'est normal.
Je te vis au quotidien, j'envie les autres d'être plus fades que nous. Tout va bien, c'est juste trop tôt, ou trop tard, c'est normal, c'est le soir, je suis ivre et je sais quoi te dire et je ne te le dirai jamais.
Inscription à :
Articles (Atom)