mardi 27 août 2013

Parutions passagères

Cela ne sert à rien
Cela ne sert à rien de s'effacer
Cela ne sert à rien
Cela ne sert à rien de s'oublier
Cela ne sert à rien
Cela ne sert à rien de s'accrocher.


Nous sommes effacés
nous nous sommes oubliés
nous sommes accrochés
nous sommes accrochés peut-être à jamais.


J'ai oublié ta langue
J'en parle une autre maintenant :
J'en parle une autre maintenant : je parle moins, je n'parle plus
J'ai rien à dire
J'ai rien à dire Je n'sais plus lire...
De toute manière tu n'écris plus,
De toute manière tu n'écris plus, et moi non plus
C'est comme si nous n'existions plus
C'est comme si nous n'existions plus plus jamais


C'est comme si nous n'existions plus à jamais
j'ai effacé
j'ai oublié
j'ai accroché
j'ai accroché mon coeur sur un porte-manteau
j'ai accroché à mi chemin entre ta porte et la mienne

On s'est effacés
on s'est oubliés
on s'est décrochés
on s'est décrochés d'un bonheur trop dur à porter

J'ai tout cassé
C'est tout fichu
n'en parlons plus
n'en parlons plus mais souvenons nous
n'en parlons plus que tout est derrière nous :
n'en parlons plus que tout est derrière nous : effacé ?
n'en parlons plus que tout est derrière nous : oublié ?
n'en parlons plus que tout    pas tant que ça,
                    c'est accroché
à notre coeur
Qui n'est plus qu'un vulgaire manteau délavé
Accroché quelque part entre ta porte et la mienne


Je ne fais que me répeter
Il y a des choses à répéter
Il y a des choses à répeter encore et encore
Il y a des choses à répeter jusqu'à ce que tout s'assemble
Il y a des choses à répeter jusqu'à ce que tout ressemble

Il y a des choses à répeter à une fin heureuse de compte de fées.