jeudi 16 octobre 2008

Acte un.

   Quelques notes douces et prononcées s'échappaient timidement de la cime des arbres gris derrière les immeubles. La lune brillait, en recouvrant tendrement les lourds nuages d'une poudre beige orangée que le vent emportait sans cesse loin des yeux. On sentait le froid nocturne valser avec la tiédeur de la brise salée. Le bleu de la nuit régnait sur ces instants. Il n'y avait pas de rideau rouge, pourtant ce fut le début d'une longue pièce de théâtre que l'on se devait de jouer nous-mêmes.


Gustave Courbet - Bord de mer à Palavas