mardi 18 avril 2017

Reminiscence.

Ma mère face à mes cils, Anne derrière mon smartphone, Pilou à 4 arrêts de métro. J'ai mangé des Rafaello à m'en étouffer et puis je me suis jetée sur ma maigre bibliothèque et j'ai pris ce provoquant parallélépipède orange criard que je redoute d'ouvrir depuis six ans.
J'ai ouvert La Peau à la page cent soixante quatre. Je lis et j'écoute, et je vis et je : ... J'entends ma mère et je lui réponds au tac au tac, je sens l'odeur du brocoli.  Maman me prend en photo. Maman. Maman je suis loin, jai besoin de tant de choses, jai tant besoin de rien, du rien, de toi loin. J'ai le livre qui soutient mes paumes et je vais aller me noyer dedans, à l'indéfini.