vendredi 8 novembre 2013

J'aurais pu vous dire ce qu'il y avait.
Pardon, j'ai cru une fois de plus que s'armer de silence était plus sage.
Je ne suis pas sage.
ce n'est pas si simple, de tout corriger,
de tout réparer,
de tout reconstruire.
De construire. Dessiner de nouvelles esquisses.
Je refais les mêmes ratures aux mêmes endroits,
j'ai pas trop la force de me mettre derrière un bureau et de travailler :
pas trop la force de m'asseoir à une table de café et de tout vous raconter.
J'ai rien à dire, je n'connais rien.

Merde.
Encore une fois je rechute en disant ça.
C'est faux : j'ai des dizaines d'heures à remplir avec ma langue,
et centaines de pages à noircir de mes savoirs.
J'ai la tête pleine,
J'ai la tête pleine, (les yeux aussi...)
il faut seulement que je sache trouver une utilité à cette masse,
ou plutôt que je n'en aie plus peur, plus honte.
Qu'elle m'enchante.

   J'ai pleuré et crié toute la peur que j'avais il y a deux jours, sous ma couette, parce que j'ai enfin gouté à ce qui m'attend plus tard : un travail. J'ai eu honte. J'ai eu mal. Et puis le lendemain j'avais pas le choix.
   Il faudrait que je ne me laisse plus le choix de marcher à l'ombre et de travers. C'est pas en prenant la main de quelqu'un que je saurai danser toute seule. Je me casserai la gueule un beau matin. Je préfère qu'on me regarde. J'ai (pas) envie d'avoir des choses à montrer, à faire. Mais je ne me laisserai plus le choix. Par simplicité.

mercredi 6 novembre 2013

Tout quitter.

Mon stage,
L'école,
Mon mec,
Mon corps,
Mes potes,
Mes vêtements,
mon appart,
Paris,
Mes responsabilités,
Ma vie.