mardi 26 mars 2013

Particulièrement trop tard.

Je te promets monts et merveilles
Je nous promets des nuits vermeil
Je me promets d'être plus sage.

Voilà l'été. voilà qu'il est déjà passé ; en Mars. Le temps est fou, il court trop vite, comme si était en retard à son bal masqué. Il m'a manqué. et il me manquera toujours. Mes nuits, mes nuits, mes belles nuits d'amour et de sommeil, soyez plus courtes, soyez plus douces, soyez des nuits et non des étés. Vous voyez, tout se mélange. Le soleil illumine des rêves qui ne s'estompent pas les jours où il fait gris. Et il fait gris à Paris. Mais c'est ici que je dois vivre et vivre et vivre encore. faut-il seulement apprendre à vivre en accord
avec le temps
le temps qui passe
et qui ramasse
mes débris de sommeil
à la petite cuillère.
Je mange trop. Je mange trop peu.
C'est le temps qui décide puisqu'il remplace mon estomac.
Je mange lorsqu'il est l'heure : à midi, à vingt heures
Le reste du temps, je mange mon temps.
A grosses bouchées, je ne sais pas comment.

Je gis sur ma chaise, bientôt j'irai gésir dans mon lit. Je mourrai de sommeil, et le sommeil me dessinera une vie. Demain je me lèverai : ma vie sera morte, alors morte je vivrai, jusqu'à ce que le sommeil m'emporte.

Techno.

   La subculture  techno underground, celle des free-parties et des Sound Systems, est apparue au grand jour en 2003. Un amendement anti rave déposé par un député amoureux des coups médiatiques (Thierry Mariani), allait attirer l'attention de l'opinion publique sur ce mode qui, jusqu'alors, fuyait la médiatisation. À l'époque, la France s'ennuyait de sa jeunesse. Elle voyait en chaque soir évoluer une forme "émoliée" dans une émission télévisée qui faisait scandale, Loft Story. Ainsi, à coté des jeunes gens de ce programme de télé-réalité, bavardant en boucle d'une vie médiocre, où le summum de l’intérêt était atteint lors d'un échange érotique dans une piscine, apparaissait une autre jeunesse, plus rude, plus sulfureuse, plus dérangeante.
   Les teuffeurs vivaient en bande, entourés de chiens, dans des camions. Ils étaient plus ou moins nomades, se rassemblaient dans des fêtes parfois secrètes, parfois plus grandes que les plus grands festivals de musique. Ils portaient des tenues militaires, consommaient disait-on toutes les drogues connues, maitrisaient aussi bien la mécanique que l'informatique, et ce tout en ayant fuit l'école ou l'université. Alors qu'il était de bon temps de désespérer d'une jeunesse anémier, de moins en moins impliquée, de plus en plus individualiste, de moins en moins actrice de sa vie, on en découvrait une qui semblait mettre à bas toutes les idées reçues.

Lionel Pourtau - Techno, voyage au coeur de communautés festives

vendredi 22 mars 2013

Le soleil des limaçons.

   Un récit relevé à Martorell [J. Amaded 1950b : 905] explique pourquoi les limaces et les escargots se traînent par terre : insatisfaits de leur condition ils présentèrent une pétition au Bon Dieu. Les limace avaient pris la tête de la mutinerie et, au dernier moment, les escargots, pusillanimes, refusèrent de signer ; Dieu punit alors leur couardise en leur ôtant les pattes et comme les limaces étaient plus coupables il leur supprima la coquille. Depuis lors tous deux se traînent sur le sol, se lamentent sur leur triste destin et laissent partout où ils passent la trace brillante de leurs larmes.

In Claudine Fabre-Vassas - Le soleil des limaçons, Etudes rurales, juillet-décembre 1982.

mercredi 6 mars 2013

mon écrivain.

J'ai d'autres chats à fouetter plutôt que de t'aimer, mais tu écris si bien que je me surprends à t'aimer encore un peu quand je te lis.