vendredi 3 août 2012

Ne prononcez pas ce cinq lettres.

   Tout est bien qui ne finit pas.
   Alors il faut croire que certaines choses ne sont plus bonnes pour moi ; il faut croire aussi que d'autres pourraient le devenir. 


   On m'a dit c'est l'été, on m'a dit ne nous oublie pas, on m'a dit tu fais mal avec tes mots. Mais j'ai besoin de vacances j'ai besoin de changer, j'ai besoin de parler. Alors je te parle sur un écran de pixels, je te parle pour te dire que je n'ai rien à te dire quand je te vois, parce que je ne peux pas former les sons avec mes lèvres qui peuvent te faire comprendre que je suis paumée, quand je te vois. Tu le sais sans ça. Comment ça se fait qu'en quatre ans je n'ai pas pu trouver des choses aussi faciles à trouver, en vous ? Est-ce mal de dire la vérité ? Est-ce blessant de dire non ? Peut-on réellement m'en vouloir à moi de ne jamais avoir su ouvrir quelques portes ? Il y a des personnes qui arrivent et qui me les ouvrent seules, qui me prennent la main et qui me disent qu'il ne faut pas avoir peur de marcher dans le noir. Qu'ils seront là. Vous aussi, vous serez là, toujours. Mais peut-être que vous ne me prenez pas la main, peut-être que je ne suis qu'un bébé qui a besoin de se faire materner encore et encore, à vingt ans passés, et qui a besoin qu'on lui dise qu'il n'y a pas de monstres sous sont lit.

   Evidemment tu vas m'en vouloir. Mais en ce moment je suis vide de choses à donner, j'attends simplement là, les bras ouverts, qu'on me couve, qu'on me couvre de baisers, de belles paroles, de fêtes, de rêveries. Vous ne me donnez pas ça. Je ne dis pas que c'est à vous de le faire, je dis simplement que mes yeux se tournent vers ceux qui donnent.

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