lundi 27 août 2012

mardi 21 août 2012

Munich.

« Munich est lovée entre l’art et la bière comme un village entre deux collines »
H. Heine

dimanche 19 août 2012

Suite(s).

   C'est pourtant pas si compliqué : j'écris la même chose ici, depuis toujours. J'écris des choses pour toi, mais surtout pour moi. Tu n'es pas obligé d'y comprendre quoi que ce soit (même si parfois je l'aimerais tellement...), surtout en ce moment, depuis que nous sommes si loin l'un de l'autre. Pile ou face, pile ou face, encore ce jeu de hasard qui nous attend au tournant, en automne, quand la feuille ou l'arbre décidera de lâcher prise, comme tu l'a si bien dit. On devra décider, comme tu l'as dit également si on fait de nos cendres un engrais ou si l'on souffle dessus pour les éparpiller dans la mer. Belles paroles (tu en as toujours eu) qui obligent mes yeux à accoucher de quelques larmes, comme à l'accoutumée.
   Savoir l'impossible : s'aime-t-on ? Ne s'aime-t-on plus ? Lu-ci-di-té : j'en ai beaucoup acquis, cet été, mais je crois que j'aurai bien besoin de quelques années de plus pour en avoir assez pour septembre. J'en aurai besoin pour vivre, plus tard. Avec ou sans toi. Car tu le sais, je n'ai rien connu d'autre qu'un monde ou le futur conjugue nos coeurs à l'infini. Ce serait impossible à vingt ans de réapprendre une autre langue, je n'ai jamais été très douée pour ça. Pourtant, on dit que quand les gens sont contraints, ils y arrivent, dans tous les cas.
   Je n'ai pas hâte de tout ça. Je voudrais plutôt m'enterrer vivante. J'ai envie de te crier le contraire de ce que je veux te dire. C'est indéchiffrable - comme une langue qu'on ne connait pas... -, c'est douloureux, c'est invivable et c'est pour ça que je me suis choisie une vie de rechange pour cet été. 

   Tu diras encore, un jour, que j'ai trouvé la solution facile : balancer des mots ici, auxquels on ne peut pas répondre, et qui sont aiguisés comme des scalpels. Je n'aurai rien à répondre à cela. Je ne sais pas faire autrement.

dimanche 12 août 2012

Masochisme

   j'ai envie de retomber. (amoureuse, de toi) (Ce serait la meilleure des chose pour toi, et moi, et nous, et tous.)
   Mon dieu, comme je t'ai aimé... Quand je m'en souviens, j'ai le ventre qui joue à imiter la machine à laver. Je ne sais pas trop si c'est par nostalgie, par amour, par désamour, par regrets, ou encore autre chose. Je t'ai abandonné et je m'en voudrai toute une vie, toute cette vie-là. J'aimerais pourtant la passer auprès de toi, mais voilà, tu sais bien, il y a un hic : je n'ai plus rien à nous donner, à te donner, alors je ne peux pas vivre avec toi dans le vide. Je te fais une promesse, en cachette : je ferai tout pour réussir à te redonner quelque chose... quelque chose qui ressemblera à notre histoire, telle qu'elle doit être, telle qu'elle a parfois été, et telle qu'on a toujours voulu qu'elle soit. J'ai envie de ne vouloir que toi, de ne t'aimer que toi, et de vivre pour toi, tout en ne refaisant pas l'erreur de te donner l'exclusivité. Je t'aimerai.

lundi 6 août 2012

Apocalypse bébé.


   J'ai repris. On ne reprend les vieilles habitudes que lorsqu'on s'y attend le moins. Encore endormie au tabac-presse de l'aéroport, ma mère m'a dit de prendre ce que je veux pour pas trop m'ennuyer dans les airs. Alors j'ai pris deux journaux, et un bouquin, pour la forme. Et je ne sais plus comment m'arrêter, je n'imagine pas comment j'ai fait pour ne pas lire, tous ces mois. Les pages se tournent à une vitesse lumière, il y a encore une heure le paquet de pages de gauche ne faisait que deux ou trois millimètres ; mais voilà le nombre de pages qui commence à s'écrire avec trois chiffres. Pourquoi ? Pourquoi je n'ai acheté qu'un seul livre ? Pourquoi dois-je m'imposer la torture de lire moins vite que ce que j'ai envie ? Pourquoi suis-je déjà à un tiers de l'histoire ?
   En plus, me voilà retombée dans l'enfance. Virginie, c'était mon écrivaine préférée avec ses scénars glauques, ses gouines méchantes et le sexe et la drogue. On peut dire que ce qu'elle a écrit n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Je prends plaisir à prendre du déplaisir à lire certaines de ses phrases. C'est clair que ça tourne un peu en rond : gouines gouines gouines, sexe partouze pipe, exta coke héro. Mais à force, on s'y sent chez soi, on s'y sent à l'aise. Ou peut-être est-ce mon monde à moi qui fait ça ? Peu importe. Peu-importe que ce soit elle que j'ai choisi au rayon lecture ; j'ai hésité entre elle et un Irving, mais ce dernier était un peu plus gros, j'avais peur pour une "première fois", depuis si longtemps. Et me voilà qui regrette... J'aurais dû quémander les deux à ma mère.

   Espérons que se rabattre sur les révisions me satisfera et portera ses fruits en septembre, sinon, je jetterai mon dévoulu sur n'importe quel bouquin en russe.

vendredi 3 août 2012

Il y a des choses qui me font hurler :
- une photo de la tour Eiffel
- la date du jour
- ce qui arrive dans un mois
- ma fièvre
- que tout soit fini
- que rien ne soit commencé
- la joie des gagnants des JO
- la rougeur de mes seins
- les valises de ma mère
- les dix-huit jours qui arrivent
- ...et leurs 37 degrés à l'ombre
- les chansons qui disparaissent de mon iPod
- mon compte en banque
- ne plus voir le punk à chien musclé pendant trois semaines

Ne prononcez pas ce cinq lettres.

   Tout est bien qui ne finit pas.
   Alors il faut croire que certaines choses ne sont plus bonnes pour moi ; il faut croire aussi que d'autres pourraient le devenir. 


   On m'a dit c'est l'été, on m'a dit ne nous oublie pas, on m'a dit tu fais mal avec tes mots. Mais j'ai besoin de vacances j'ai besoin de changer, j'ai besoin de parler. Alors je te parle sur un écran de pixels, je te parle pour te dire que je n'ai rien à te dire quand je te vois, parce que je ne peux pas former les sons avec mes lèvres qui peuvent te faire comprendre que je suis paumée, quand je te vois. Tu le sais sans ça. Comment ça se fait qu'en quatre ans je n'ai pas pu trouver des choses aussi faciles à trouver, en vous ? Est-ce mal de dire la vérité ? Est-ce blessant de dire non ? Peut-on réellement m'en vouloir à moi de ne jamais avoir su ouvrir quelques portes ? Il y a des personnes qui arrivent et qui me les ouvrent seules, qui me prennent la main et qui me disent qu'il ne faut pas avoir peur de marcher dans le noir. Qu'ils seront là. Vous aussi, vous serez là, toujours. Mais peut-être que vous ne me prenez pas la main, peut-être que je ne suis qu'un bébé qui a besoin de se faire materner encore et encore, à vingt ans passés, et qui a besoin qu'on lui dise qu'il n'y a pas de monstres sous sont lit.

   Evidemment tu vas m'en vouloir. Mais en ce moment je suis vide de choses à donner, j'attends simplement là, les bras ouverts, qu'on me couve, qu'on me couvre de baisers, de belles paroles, de fêtes, de rêveries. Vous ne me donnez pas ça. Je ne dis pas que c'est à vous de le faire, je dis simplement que mes yeux se tournent vers ceux qui donnent.