samedi 26 décembre 2009

En attendant le terminus.

   Borgne, ton souvenir en moi s'évapore comme cette larme acide laissée au creux de ton âme aime chaque instant en moi ta lame git sous ma peau fraîche quelle importance ont toutes les autres fois les autres voix qui s'enroulent dans des yeux sensés n'aimer que la pluie qui s'évade sur les champs de blé qui ornent ta peau teintée d'un coucher de soleil qui ne se couche jamais puisque tu sens l'aurore qui s'échappe par ta bouche, sensuel tu mens en ne me disant que ce que tu peux dire avec des mots malades de fuir tes désirs vastes plaines de fleurs d'automne qui ne vivent que de mes soupirs qui t'enivrent lors des nuits parsemées de baisers plus doux que tes paupières qui s'endorment sur mon sein les soirs de pleine lune.

jeudi 10 décembre 2009

Impasse des Deux-Anges.

http://hazel.cowblog.fr/images/nuscheetpauleluard-copie-1.jpgMan Ray - Nusch et Paul Eluard (Impasse des Deux-Anges), 1934.

Un bout de future suite.

   Le vent gris et puissant brassait la pluie nihiliste qui s'abattait tant bien que mal sur tous les toits de ce monde. Le soleil, englouti jusqu'au plus profond de notre souvenir, blanchissait un paquet de nuages quelque part au dessus de la tour de la Babotte. Pas un arbre ne poussait dans les alentours, et pourtant on croyait voir de toutes parts des tourbillons de brises qui faisaient valser des feuilles automnales. Louis, ne sachant où aller par ce temps qu'on a vite envie d'oublier, se laissa mener par ses pas devant l'immeuble de cinq étages où il était venu la veille. Son nom de famille... Il y avait cinq sonnettes, il appuya sur celle qui était située le plus en haut car Kryzstof habitait au cinquième.